Pour un contrat de majorité de progrès : la voie réaliste pour gagner

Appel
Il n’est pas trop tard –
Pour un contrat de majorité de progrès : la voie réaliste pour gagner

Pour les signataires de cet appel, les objectifs sont clairs : empêcher la victoire de la droite – de Fillon – et de l’extrême-droite lepéniste, et ouvrir la perspective d’une politique de gauche qui tire les leçons des déceptions des années passées.

Rien dans la campagne pour les élections de 2017 ne se déroule comme prévu. Les prévisions comme les stratégies sont dépassées par les événements. Demande de changement, désaveu des politiques passées et envie de gauche ont redistribué les cartes.

A droite, les affaires qui discréditent Fillon cassent le scénario de la victoire assurée. A gauche la désignation de Hamon à la primaire a rouvert un espoir. Fragile et timide, mais à l’affût.
La situation est totalement nouvelle. Elle n’est reste pas moins extrêmement dangereuse.
La possibilité de l’élection de Marine Le Pen à la tête de l’État devient une hypothèse sérieuse. Elle engrange avec la déliquescence de la droite, et les incertitudes internationales. Elle cherche à capitaliser  l’élection de Trump, le Brexit, la crise des réfugiés, la montée de l’extrême droite xénophobe et anti-européenne.
En l’absence d’une réponse rassembleuse et crédible à gauche, Macron apparaît comme l’alternative, en dernier recours. Un nouveau scénario de 2° tour se met en place, à très haut risque.

L’espoir de la possibilité d’empêcher le pire et d’ouvrir une perspective à gauche est là. Il s’exprime dans l’appel pressant à se rassembler. Tous les partis de la gauche et écologistes, tous les progressistes sont interpellés. C’est le temps de l’action et des initiatives.

Militants et électeurs communistes, nous appelons à intervenir pour rouvrir en grand le débat sur ce qu’implique la nouveauté de la situation. Il s’agit de tenir compte de la réalité.

La possibilité de la présence d’un candidat de gauche au 2° tour est tout sauf acquise. Elle dépend des volontés politiques. Elle dépend de l’engagement citoyen, des femmes et des hommes qui ne se résignent pas et qui voient un espoir possible dans la situation nouvelle. Cette demande pour un candidat commun n’est pas un préalable. Nous en mesurons les obstacles, politiques et personnels. Si elle peut se réaliser ce sera l’aboutissement d’un mouvement. Un mouvement pour une majorité de progrès apte et décidée à gouverner le pays.

Sans doute après les élections tout restera à faire. Mais l’après 2017 se joue aussi maintenant. Pas de politique nouvelle possible sans mise en échec de la droite et de Le Pen. Pour une politique nouvelle il faudra une majorité.  Une majorité et la mobilisation populaire.

C’est maintenant qu’il faut ouvrir le chantier de l’élaboration d’un « contrat de majorité de progrès » entre toutes les forces de gauche, écologistes, progressistes, disponibles, dans leurs différences. C’est une voie réaliste pour gagner et pour une politique nouvelle.

Nous entendons pas là un contrat passé entre forces politiques sur quelques grands axes de progrès et de transformation, sociale, écologique, démocratique. Un contrat passé par ces forces, les candidats, avec les citoyens, le pays. Pas un compromis entre programmes. Un contrat élaboré et conclu à partir de ce qui s’exprime comme attentes et créativité, dans les  mobilisations pour l’emploi, les services publics, un environnement de qualité, une vie digne, pour une France respectée et solidaire, pour la refondation de l’Europe.

C’est le temps de la lucidité et de l’audace. Il n’est pas trop tard.

Cet appel pour un « contrat de majorité de progrès » est une contribution en convergence avec la multitude d’initiatives existantes dans le pays. C’est un appel à se retrouver, à débattre et à agir.
Nous en appelons à la direction du PCF pour qu’elle soit à l’initiative, avec la volonté d’aboutir. Pour qu’elle soit à la hauteur de ce que demande l’intérêt du pays.

Le 17 février 2017

Signataires : Pascal Bonneau, Christian Bastid, Michel Ceruti, Daniel Cirera, Denis Cohen, Daniel Durand, Marie-Jeanne Gobert, Roland Jacquet, Karin Jarry, Christian Jutel,  Eric Le Lann, Fabienne Pourre, Julien Ruiz.

Contact : contratdemajorite2017@gmail.com

Pour soutenir l’appel écrire à : contratdemajorite2017@gmail.com


Commentaires 2

  • « Le texte du PCF, « adresse au peuple de FRance. », est une démarche en trompe l’oeil : elle parait vouloir répondre aux pressions de la base pour une initiative de direction en faveur du rassemblement à gauche et reprend l’idée d’un pacte de majorité, qui avait beaucoup grandi dans les derniers jours.
    Mais sa formulation montre vite ses limites. Le PCF situe tout de suite sa démarche dans le creuset du soutien à J-L Mélenchon, ce qui lui coupe toute crédibilité pour rassembler et causer à toutes les composantes de la gauche.
    De plus, il énumère une série de propositions détaillées, « fermées » et clôturant d’avance le débat. Il apparaît ainsi comme posant des « conditions » comme l’a relevé Libération. Soutien a priori à un des candidats, propositions « cadenassées », dont on dirait qu’elles visent à rendre certaines signatures comme celle de Benoit Hamon, impossibles, la direction du PCF apparait malheureusement  comme le promoteur d’une opération politicienne du style « il faut sauver le soldat Mélenchon ». La direction du PCF doit arrêter de « tourner autour du pot ». Veut-on vraiment un accord ?
    Dans ce cas, les initiatives politiques doivent se porter à un niveau supérieur. La direction du PCF, tous les responsables à gauche doivent prendre leurs responsabilités.
    Il ne s’agit pas de se replier sur les ego, d’imposer « des conditions » mais de construire « Un contrat élaboré et conclu à partir de ce qui s’exprime comme attentes et créativité, dans les mobilisations pour l’emploi, les services publics, un environnement de qualité une vie digne, pour une France respectée et solidaire, pour la refondation de l’Europe » comme l’exprime l’Appel « Pour un contrat de majorité de progrès : la voie réaliste pour gagner »,

  • «IL N’EST JAMAIS TROP TARD…»
    Point de prolégomènes inutiles.., pas de langue de bois hypocrite et faisandée.. : Tout le monde a les cartes en mains ! Rappelons simplement que l’enjeu du premier tour de la présidentielle n’est pas a-priori de départager deux gauches dites «irréconciliables» – …en troisième, quatrième ou cinquième position (?) -, mais d’éviter un deuxième tour droite-FN (ou Macron-FN, ce qui revient au même) !
    Alors allons au fait : …Quatre propositions concrètes pour essayer de sortir du piège funeste de la désunion :
    Première proposition : Qu’un comité indépendant («l’appel des cent» par exemple…) mette à plat un «socle commun» reprenant et synthétisant les propositions partagées et portées par les candidat(e)s se réclamant de la gauche anti-austérité,
    Deuxième proposition : Qu’on organise (peut-être en utilisant le dispositif mis en place pour la primaire du PS ?) une «primaire de la gauche populaire» permettant de choisir – en un seul tour, au point où nous en sommes de la campagne (et avec leur accord ou pas…) – qui, de Benoît Hamon ou de Jean-Luc Mélenchon, serait le mieux placé pour représenter la gauche au second tour. Nota : Cette façon de faire sera d’ailleurs le meilleur moyen de remiser la candidature prétendument «ni droite-ni gauche» de Macron à sa juste place…
    Troisième proposition : A défaut de candidatures uniques au premier tour des législatives, que l’on convienne dès l’abord d’un accord de désistement en faveur du candidat(e) de gauche le mieux placé – dès lors que chacun(e) s’engage sur le pacte commun évoqué au point n°1 -,
    Quatrième proposition : Constitution d’un gouvernement représentatif de cette majorité (même relative), et liberté pour chaque formation d’agir au parlement pour défendre ses positions (cf. réduction du présidentialisme).
    Que l’on ne vienne pas dire que l’on n’a pas le temps d’organiser tout çà dans le délai qui nous sépare de la présidentielle (…on ne sait même pas à ce jour si Fillon sera bien le candidat de la droite ?!). Simple question de volonté.
    Quant à nous, adhérents du PCF : …Que la direction de notre Parti sorte enfin du piège dans lequel elle s’est enfermée avec son soutien inconditionnel à la candidature aventuriste (et formellement hégémoniste) de Jean-Luc Mélenchon ! Que notre parti retrouve enfin les chemins de la construction opiniâtre de l’union du peuple de France.
    Serge GOUTMANN
    Architecte
    Ancien élu PC de Chelles (Seine-et-Marne)

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